
Le choc Tunick. Jeter les corps nus dans les espaces publics, au coeur des villes. Des dizaines, des centaines, des milliers de personnes. Corps à corps dans la rue, sous l'objectif du photographe new-yorkais. Génial.
Après la révolution de 68, la révolution Tunick. S'approprier l'espace urbain, celui qui a toujours résisté à la morale, à la religion et à la bêtise.
Mais cette nudité agglutinée, amoncelée crée un sentiment étrange où se mêle le désir et la répulsion. Soudain, je comprends. Me reviennent alors les images de la Shoah, les camps de la mort.
On ne se défait pas facilement de sa culture judéo-chrétienne. Corps maudit. Eros et Thanatos.

Par Kristophe
6
-
Recommander

Record battu.
Quelque 18.000 personnes nues au Mexique.
Trop fort ce Spencer Tunick.
J'adore. Forcément.
Il est en train de révolutionner le Nu, la frontière entre le public et le privé.
Un précurseur.




Par Kristophe
9
-
Recommander
L'image est étonnante. Dérangeante même.
On pense aux défilés du IIIème Reich, à Nuremberg, avant la guerre.
Le photographe américain Spencer Tunick a remplacé les soldats par des hommes et femmes nus.
La nudité comme symbole de la liberté, l'affranchissement des normes sociales.
Mais dans le même temps, tous ces hommes et femmes nus asservis dans un ordre implacable, militaire et dictatorial.
La grande majorité d'entre eux portent la main à leur coeur dans un gesté répétée à l'identique. D'autres non.
Comme s'ils prêtaient serment, de loyauté et d'obéissance, à leur maître...
Refus de l'ordre imposé?
Petit espace de liberté dans un monde uniformisé?
Bonne réflexion !!!

Par Kristophe
3
-
Recommander
Commentaires